Je me souviens de ce soir là comme si c'était "hier", Maman avait une réunion de parents-d'élèves où Marina et moi étions amenées, te voyant revenir du travail nous n'avons pas chercher midi à quatorzes heures et t'avons rejoint près de la voiture garée, tu nous as embrassé, et nous sommes rentrés à la maison, au repas des pâtes à la carbo d'habitude tu en reprenais mais là tu n'avais même pas fini ta première assiette...
Début de soirée, tu m'as dit que tu m'aimais et qu'il fallait pas que je m'inquiète que ce soir là le 3 décembre tu allais mourrir mais tu serais toujours présent malgré ça pour nous...
Ton mal de coeur ayant repris, tu t'es levé tant bien que mal et tu t'es dirigé vers les WC pour vomir, quelques secondes après un grand boom nous a fait sursauté, tu étais tombé derrière la porte d'entrée avec des convulsions qui te paralysées, tu ne réagissais plus à nos paroles et les verres de tes lunettes se sont brisées sur ton beau visage, n'y comprenant rien (avec l'habitude que tu joues le jeu du mort au sol) je suis allée te chercher un gant pour que tu essuies tes blessures et te relève en rigolant mais rien ne c'est passé comme ça, Maman criait (ce qui d'habitude ne nous gêné pas mais là c'était intense ce qui a attiré nos voisins), Mémé & Pépé sont entre temps venus de chez eux [chance d'habiter le bâtiment à côté]...
Donc nos voisins, Agnés et Claudia, Raffa et Claudi, nous ont prises ma soeur et moi, l'appartement étant en face du notre et les murs pas assez épais, j'avais "l'honneur" de tout entendre, nous avons pris un verre d'eau qui est parvenu difficilement jusqu'à mes lèvres tellement mes mains tremblées de peur, avec elles je protégeais ma petite soeur pour qu'elle n'est pas à subir les mêmes cris de maman, mémé & pépé qui n'étaient qu'à quelqus mètres de nous, pour la rassurer je lui disais que tu allais aller à l'hôpital, te soigner et revenir même si je savais très bien que non...
Marina c'est calmée et moi j'ai entendu Mémé & Maman te crier de revenir de ne pas partir mais c'était déjà trop tard... J'ai compris ce soir là qu'à mes 10 ans et pour les 7 ans de Marina nous n'aurions plus de Papa en chair et en os...
Les quelques heures de sommeil restantes dans la nuit, nous les avons passé chez Daniele (une amie à maman bâtiment à côté aussi), mais moi je n'ai pas réussi à trouver le repos je pensais à tout ce que je ne t'avais pas dit, pourquoi je t'avais fait crier, pourquoi j'ai si peu su te dire je t'aime par pudeur...
Le 4 décembre, Pépé a frappé à la porte et a dit a Danielle qu'il devait nous parler, il a commencé par moi m'a emmené dans une des chmabres et m'a dit qu'il devait me dire une nouvelle terrible je lui ai répondu que je savais déjà, que j'étais au courant que mon Papa étais mort la nuit dernière, à ce moment là j'ai vu des larmes pour la première fois de ma vie coulées le long des joues de mon grand-père, il m'a dit qu'il seraient lui et Mémé toujours là leur promesse est tenue ainsi que la famille de ma Marraine...
Ce soir là fut le début d'un cauchemar où le réveil est impossible car il s'avère que ce cauchemard n'est autre que la vie que je mène depuis tout ce temps, encore plus depuis que Pépé m'est aussi été retiré, on dit bien que les meilleurs partent toujours les premiers, j'déteste cette phrase mais quand j'vous regarde j'me dis qu'elle est trop vraie...